Former un animal médiateur : patience et longueur de temps ...

03 décembre 2018   

Les bénéficiaires et les professionnels des établissements que visitent les animaux médiateurs sont souvent impressionnés par leurs capacités d’accommodation et leur éducation. Des capacités derrière lesquelles se cache un gros et long travail du zoothérapeute. Pour parvenir à amener ses animaux à être plus que les animaux de la famille, mais bien des animaux capables de satisfaire ce que l’on attend d’eux, le zoothérapeute y consacre des heures. Il faut d’abord éduquer l’animal aux bases du bien-vivre ; ensuite il faut l’habituer à être manipulé, à supporter sans stress les bruits environnants, à aimer entrer dans sa caisse de transport, à bien vivre les trajets en voiture. Il faut encore habituer tous les animaux, d’espèces différentes et à priori pas forcément conciliables, à bien cohabiter ensemble. Le zoothérapeute sélectionne aussi certains animaux pour leur apprendre des tours (et le chien n’est pas seul concerné !) qui serviront soit comme animation en séance, soit seront un support aux différents exercices proposés en zoothérapie.

Bref, un travail au long cours et jamais vraiment terminé : un aléa peut remettre en question l’équilibre établi, qu’il faut retrouver. Sans compter les baisses de forme, l’inaptitude temporaire d’un animal : l’équipe doit être suffisamment nombreuse pour y palier.

Une activité qui demande du temps et beaucoup d’investissement, constamment récompensés par le mieux-être des personnes visitées, et les remerciements des équipes encadrantes.